L’OMS, un pompier du monde sans le sou !

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fêtera, l’an prochain, ses 70 ans d’existence, entre succès (éradication de la variole, vaccination de masse contre la tuberculose) et scandales (grippe A, soupçons de connivence avec les laboratoires pharmaceutiques). Dans son édition du 7 septembre 2017, le Chirurgien-dentiste de France, revue hebdomadaire professionnelle et syndicale éditée par la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), a fait le point sur cet acteur majeur de la santé internationale, non exempt de pressions financières et politiques.

« L’Organisation dispose d’un budget de 4,4 milliards d’euros, ce qui correspond à celui de deux CHU français », a synthétisé Mme de Courcelles. Une goutte d’eau lorsqu’il s’agit de déplacer du personnel et de gérer les urgences sanitaires. Selon la représentante de Sciences Po, « depuis les années 2010, le monde ne voit plus l’OMS comme un lieu de coordination du monde médical à l’échelle mondiale mais comme le pompier du monde en cas épidémies et/ou d’alertes sanitaires, de type Ebola, Zyka ou grippe A (H1N1) ». Ce n’est pourtant pas tout à fait son mandat initial, qui est de « faire avancer la science et la recherche », « définir des normes et standards », « définir des options politiques », « agir en tant qu’autorité directrice et coordinatrice dans le domaine de la santé » sans contraindre les autorités et acteurs sur le terrain.

 

Extrait de : « OMS – Un pompier du monde sans le sou », Le Chirurgien-dentiste de France n°1765 du 7 septembre 2017, p.29.