ARS, le ras-le-bol ?

Sept ans après leur création, les Agences régionales de santé (ARS) suscitent toujours des critiques. Le passage à treize régions et la création des GHT ont même relancé la grogne. Si personne ne remet en cause leur existence, beaucoup pensent que les ARS sont devenues des monstres technocratiques qui se mêle de tout… sauf de régulation. C’est pourtant là qu’elles sont attendues. Le dossier de septembre 2017 de la nouvelle formule de la revue Décision et Stratégie santé fait le point et revient sur les raisons de ce défiance vis-à-vis des ARS.

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Cette réforme n’est pas achevée et génère des insatisfactions » expliquait Claude Evin, alors directeur général de l’ARS Ile-de-France le 1er avril 2015, lors du colloque « Les ARS, cinq ans après », organisé par la Chaire Santé de Sciences Po Paris. Qu’en est-il deux ans après ? Pas mieux ! Voire pire ! Entre temps, seize ARS ont dû fusionner et se réorganiser sur des territoires toujours plus vastes. Autant dire que les « insatisfactions », pour reprendre le terme de Claude Evin, sont bien réelles, même s’il faut, en la matière, se garder des généralisations. Mais force est de constater que la crainte exprimée en 2015 de voir apparaître des « super-monstres technocratiques » était fondée. Le constat est bien là. Pour Thierry Godeau, président de la Conférence des présidents de CME des CH, « les ARS sont devenues des mammouths administratifs ». Frédéric Valletoux, président de la FHF (Fédération hospitalière de France), les a qualifiés, quant à lui de « corps obèses », lors de la conférence de presse le 29 août 2017 consacrée aux priorités de la Fédération.

 

Extrait de : Dossier Décision et Stratégie santé – n°308 – septembre 2017