2018, année 1 de la généralisation de la télémédecine

Passé moult négociations, concernant à la fois médecins et chirurgiens-dentistes, la télémédecine est en voie de passer du champ purement expérimental au champ conventionnel à l’horizon 2018. Le Chirurgien-dentiste de France, revue hebdomadaire professionnelle et syndicale éditée par la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), se plonge dans les spécificités de la généralisation de la télémédecine en 2018.

Petit rappel qui a son importance : l’article 36 du PLFSS 2018 prévoit le financement des actes de télé-expertise et de téléconsultation par la voie conventionnelle. Ce qui signifie qu’il abroge le dispositif expérimental qui existait jusque-là et qui entravait le déploiement de la télémédecine. Le cadre expérimental n’est maintenu, pour un nouveau bail de quatre ans, que pour la télésurveillance.

Quitter le cadre de l’expérimentation

Ces dispositions vont permettre, selon Nicolas Revel permettre « de franchir un cap important dans le long feuilleton de la télémédecine en France ». Rappelons que ses débuts officiels datent déjà de 2009. En clair, il était urgent de passer à la vitesse supérieure. « Le temps ayant passé, nous avons considéré avec les partenaires conventionnels médecins, lorsque nous avons signé avec certains la convention médicale, en août 2016, que si nous avions un cadre d’expérimentation qui avait été posé, il était embêtant de ne pas se saisir de ce sujet dans le champ conventionnel », explique Nicolas Revel.

De fait, deux actes de télé-expertise ont déjà fait l’objet de négociations. Ils concernaient l’insuffisance cardiaque et les plaies chroniques. Cependant, les pourparlers ont achoppé, notamment sur la question de la rémunération du médecin référent et l’absence de rémunération prévue pour le médecin requérant. « Il fallait donc changer de cadre et sortir du champ expérimental pour pouvoir passer complètement au champ conventionnel et construire dans ce cadre, en particulier en fixant des tarifs pertinents », insiste Nicolas Revel. »

 

Extrait de : « Futur : 2018, année 1 de la généralisation de la télémédecine », Le Chirurgien-dentiste de France, n° 1774 du 9 novembre 2017, p.38