Rock en Seine : les infirmiers au cœur du dispositif d’urgence

Au cours d’un festival aussi conséquent que Rock en Seine, où des dizaines de milliers de personnes affluent, il est logique de renforcer la régulation médicale afin d’éviter toute crise majeure.
Dans son numéro de septembre 2018, la revue Avenir & Santé, éditée par la Fédération Nationale des Infirmiers, s’intéresse aux coulisses du festival, dans les postes de secours où les infirmiers et médecins s’affairent pour que les festivaliers profitent de l’instant sans soucis de santé.

« Dans ce type d’événements, les cas traités sont le plus souvent de petites blessures, des malaises, des déshydratations, des hypoglycémies voire des crises d’asthme quand les festivaliers partent aux concerts en oubliant leur nébuliseur de Ventoline », détaille Gilles Chollet, infirmier libéral mobilisé pour l’occasion. Au fil des heures, quelques festivaliers ayant ingurgité un peu trop d’alcool ou de substances illicites seront récupérés par les équipes. […]

 

Pour parer à toute éventualité, sept postes de secours ont été installés, répartis sur l’ensemble du site pour assurer une réponse prompte et efficace en cas de besoin. « Deux sont des postes infirmiers seuls, plus “froids“, explique Gilles Chollet. Les autres – dont un poste de déchocage – sont destinés à gérer des urgences plus lourdes et sont, en conséquence, composés de binômes infirmiers-médecins. » Des secouristes de la Croix Rouge renforcent le dispositif (de 70 à 97 pendant les heures les plus fréquentées). […]

 

[…]  « Un dispositif médical efficace est un dispositif qui ne se voit pas, c’est-à-dire qui apparaît au bon moment, au bon endroit, avec rapidité et efficacité, sans perturber l’activité du festival, du concert ou du match sportif en cours », précise [Gilles Chollet]. Le dispositif du festival Rock en Seine n’a pas échappé à la règle. Celui-ci a été travaillé en amont avec la préfecture et l’ISMA, société chargée par les organisateurs du festival de gérer la médicalisation de l’événement et pour laquelle Gilles Chollet, infirmier libéral, effectue quelques vacations.

Extrait de : « Rock en Seine : les infirmiers au cœur du dispositif d’urgence », Avenir & Santé, n°466, pp. 21-22