IPA : pratiques avancées, mais encore ?

Rentrée des classes pour les premiers étudiants Infirmiers en pratiques avancées (IPA), nouvelle formation nécessitant un cursus supplémentaire de deux ans pour obtenir un diplôme de grade master.
Avec l’aide du Dr Michel Varroud-Vial, Avenir & Santé, la revue éditée par la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI), décrypte les ramifications de cette nouvelle forme d’exercice de la profession infirmière, et son impact sur les IDEL.

Les IDEL au rendez-vous

Onze universités déjà agréées pour dispenser les enseignements conduisant à la délivrance d’un diplôme d’IPA ; un nombre important de candidats, de surcroît issus de divers horizons : le ministère a de quoi être satisfait. « Nous avons été surpris par l’afflux de demandes. Nous craignions que ce soit uniquement les infirmières hospitalières qui s’approprient ce sujet, sachant que beaucoup d’entre elles se sont déjà vu confier des tâches qui sont du domaine des pratiques avancées. Nous souhaitons qu’au moins la moitié des IPA exercent à titre libéral », explique Michel Varroud-Vial. […]

Pour quoi faire ?

« Il ne s’agit pas d’un nouveau métier mais d’une autre façon d’exercer, précise Michel Varroud-Vial. La pratique avancée est à mi-chemin entre le rôle infirmier et la profession médicale. L’IPA a la possibilité de faire des choses qui jusque-là étaient réservée aux médecins. »

En clair :

– renouveler et adapter des traitements dans le cadre de pathologies chroniques ;

– prescrire les examens complémentaires nécessaires aux patients ;

– suivre les patients.

Il s’agit d’une prise en charge dans le cadre de laquelle l’IPA sera le seul référent du patient qui lui aura été confié par le médecin. […]

Extrait de :  « IPA : pratiques avancées, mais encore ? », Avenir & Santé, n°468, pp. 45-46